mardi 3 janvier 2017

Quelques trucs pour nos résolutions de 2017

Bon. Nous y revoilà. Déjà, diront certains. Les Fêtes sont terminées : place aux nouvelles résolutions !

Une étude américaine (University of Scranton, Journal of Clinical Psychology) rapporte que près de la moitié des américains (45 %) prendront une résolution cette année... mais que plus de la moitié de ceux-ci l'abandonneront en cours d'année. On explique qu'environ 8 % des gens atteindront complètement leurs objectifs. Mais pourquoi est-ce si difficile de respecter nos résolutions ?

Voici donc quelques mises en garde pour vous aider à les maintenir, et à faire que votre année 2017 soit remplie de réussites !

  • On ne doit pas « s'attaquer » à plus d'un comportement à la fois (maximum de 2-3 dans l'année);
  • Il faut s'accorder du temps et (bien) choisir une « vraie » résolution;
  • Si on souhaite vraiment changer un comportement, il faut s'arrêter et penser au COMMENT FAIRE pour y arriver : quels moyens allons-nous privilégier pour atteindre nos objectifs ?
  • Nos objectifs se doivent d'être « SMART », c'est-à-dire :
    1. Spécifiques (combien de livres/kg; prendre un cours de quoi exactement, etc.)
    2. Mesurables (mangez 5 portions de légumes à tous les jours, ou faire 15 min de marche, 3 soirs/semaine, etc.)
    3. Atteignables (arrêter du jour au lendemain ou graduellement ?)
    4. Réalistes (perdre 10 lbs en une semaine ? Vraiment !?)
    5. Temps alloué / limite (pour les atteindre : d'ici le 1er juin 2017 par exemple)

Lorsqu'un changement s'opère, il s'accompagne pour les individus concernés d'un processus de deuil des situations antérieures (je ne me permets plus de manger du chocolat en regardant un film, par exemple). L'étape de déni, étape primaire du changement, se manifeste par des résistances au changement. Plus ces résistances sont grandes, plus les individus risquent de tomber dans des comportements tels que la rébellion ou l'abandon (démotivation, découragement). Notre défi, est de l'ordre mental : passer du concept de « changement » à celui « d'adaptation permanente » (ex : suivre une diète vs adopter de saines habitudes de vie et de saines habitudes alimentaires).

Selon Prochaska et Di Clemente (1999), le changement est un processus qui fonctionne de manière cyclique. Ainsi, le cycle de Prochaska définit en 6 étapes le changement de comportement :

  1. La pré-intention (pré-contemplation) : La personne n'envisage pas de changer son comportement dans les prochains mois. Les raisons en sont variées : manque d'information, manque de confiance en soi, échecs antérieurs, peur des conséquences, choix d'autres priorités, etc.
  2. L'intention (contemplation) : La personne envisage de modifier ses habitudes dans un avenir relativement proche. Elle pèse le pour et le contre.
  3. La préparation : La décision est prise et la personne se prépare au changement. Elle demande conseil, recherche des informations, regarde comment elle va s'y prendre, etc... — c'est souvent ici que le travail de réflexion manque lorsque vient le temps de prendre une résolution.
  4. L'action : Nous sommes le 1er janvier : c'est un départ ! Période au cours de laquelle la personne modifie ses habitudes. Cela lui demande une dépense supérieure d'énergie et d'attention au quotidien.
  5. Le maintien : Le changement est désormais effectif. Il s'agit alors d'éviter les rechutes. L'effort à fournir est moins intense, la personne a davantage confiance en ses capacités. Même si la rechute est possible, elle fait partie du processus et ne doit pas être considérée comme un échec, bien au contraire, mais comme une dernière étape vers la voie du changement.
  6. La résolution : La tentation du comportement antérieur a disparu, y compris dans des situations potentiellement dangereuses de stress, d'anxiété, de colère ou de dépression. La personne est satisfaite pleinement du changement et ne rechutera plus (les saines habitudes de vie sont maintenant ancrées dans notre quotidien et n'exigent plus d'effort particulier). À noter que ce n'est pas tout le monde qui atteint cette dernière étape. Certains resteront en mode de « maintien » pour toujours.

À noter que les étapes du cycle peuvent être parcourues dans des délais très variables, améliorés par la motivation de la personne et le soutien qui l'entoure. De plus, les stratégies pour réussir répondent à une logique individuelle. Il n'existe pas de stratégie « miracle », universelle mais une réponse adaptée et unique à chaque situation.

Sur ce, je vous souhaite une merveilleuse année, remplie de défis à la hauteur de vos attentes !

Dr Yannick Mailloux, Ph.D.
Psychologue
Psychologues Consultants Y2

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