vendredi 4 mai 2012

L'incertitude

« l' (...) épreuve nous ébranle d'autant plus fort qu'elle nous atteint à l'endroit précis où nous ne l'attendions pas. Nous aimons les certitudes à un point tel qu'il nous arrive d'en préférer de fausses à la vérité. » (Malherbe, 1996 p.11)

Souvent, au cours de notre vie, nous sommes confrontés à l'incertitude. Pour certains elle survient lorsque leur emploi est menacé, pour d'autres quand ils attendent un diagnostic important, une grande nouvelle, quand une relation est ébranlée et que ses suites sont incertaines, etc. Les sources d'incertitude très nombreuses et génèrent une panoplie d'émotions...

Qu'est-ce que l'incertitude ?

L'incertitude est : « Cet état dans lequel se trouve un individu qui, nourrissant un désir, se trouve confronté à son propos au champ ouvert des possibles. ». (Bronner, 1997, p.4). Elle est source de différentes émotions.

Souvent l'incertitude engendre un stress ou une anxiété importante. Quelques fois elle va se transformer en tristesse, en découragement, en colère, etc. Mais elle est aussi parfois une source d'espoir, d'excitation ou d'apprentissages.

Comme le souligne Malherbe (1996), sans convictions la vie perd sa couleur, sa consistance et pour certains elle semble perdre sa valeur. En ce sens, les convictions sont nécessaires, elles nous poussent à foncer dans la vie, à avancer, elles sont à la base de notre motivation. Inversement, l'incertitude ébranle cette motivation. C'est pourquoi, entre autres, l'incertitude est aussi difficile à vivre. Et pourtant, l'incertitude est inhérente à la vie...

mercredi 2 mai 2012

Les bienfaits de la relaxation

Relaxer, ça fait du bien, nous le savons tous. Mais savons nous jusqu'à quel point ? La relaxation a plusieurs effets positifs au niveau physique mais aussi psychologique. En effet, les exercices de relaxation peuvent aider à faire face au stress, à la colère, à l'anxiété, aux attaques paniques, à la dépression, etc. Voici quelques techniques de relaxation toute simples mais dont les bienfaits sont nombreux… Plus vous les pratiquerez, plus elles seront efficaces, il est donc suggéré de les faire régulièrement pour pouvoir profiter au maximum de tous leurs bienfaits...

Respiration profonde :

Souvent, et particulièrement lorsque l'on est stressé, notre souffle s'accélère. Ralentir le rythme de sa respiration apporte plusieurs bénéfices. Comment faire ?

  • Prenez une longue respiration en comptant lentement dans votre tête jusqu'à cinq et remarquez comme vos poumons se remplissent d'air.
  • Puis prenez une petite pause d'environ une seconde sans respirer.
  • Expirez ensuite lentement en comptant jusqu'à cinq et en laissant aller toutes les tensions.
  • Remarquez lorsque vous expirez, comme votre corps se détend.
  • Recommencez quelques fois.

Relaxation progressive de Jacobson :

Cette technique consiste à contracter et relâcher les muscles du corps progressivement, en tendant des muscles pendant une trentaine de secondes, et en portant attention à la tension crée, pour ensuite relâcher la tension et prendre conscience de la sensation vécue.

Voici comment faire :

  • Installez vous confortablement, les yeux fermés, étendu sur le dos, et respirez lentement.
  • Exécutez une flexion de votre pied, en pliant vos orteils vers vous pendant une période de 30 secondes à une minute, en portant attention à la tension qui est crée dans ses muscles. Puis relâchez les orteils. Remarquez la sensation de détente et comparez la à la sensation vécue pendant la tension. Puis refaites l'exercice de l'autre côté.
  • Faites ensuite la même chose (tension, prise de conscience de la tension, détente, prise de conscience de la détente) avec différentes parties de votre corps. Certains suggèrent de commencer par faire l'exercice avec vos pieds pour remonter tranquillement vers votre tête.
  • Pointez vos orteils (flexion plantaire).
  • Étendez votre jambe.
  • Contractez les muscles de votre ventre vers l'intérieur.
  • Étirez votre bras.
  • Exécutez une flexion du coude, en pliant votre bras pour qu'il ne reste qu'un angle de 30 degrés entre le bras et l'avant-bras.
  • Soulevez vos épaules.
  • Propulsez les épaules vers l'arrière.
  • Contractez les muscles de votre visage.

mardi 20 mars 2012

Les troubles de santé mentale au Canada : Quelques statistiques

Les problématiques de santé mentale sont très répandues au Canada. Savez-vous jusqu'à quel point ? Voici quelques statistiques qui démontrent comme elles touchent beaucoup de gens. Cela rappelle que tous peuvent en être atteints et qu'il ne faut pas hésiter à aller chercher de l'aide pour soi ou pour un proche au besoin...

  • Près de 6 millions de personnes, soit 20 % des Canadiens souffriront de problèmes de santé mentale au cours de leur vie.
  • Les problématiques de santé mentale atteignent des gens de tout âge, tous les niveaux de scolarité, de tous les revenus et de toute origine culturelle.
  • Les troubles anxieux (ex. phobies, troubles paniques, etc.) sont une des problématiques de santé mentale les plus répandues, touchant un peu plus de 10% de la population.
  • Environ 8% des adultes vont vivre une dépression majeure dans leur vie.
  • On estime que de 6 à 9% des gens seraient atteints d'un trouble de personnalité.
  • Environ 3% des femmes et 0.5% des hommes canadiens sont atteints d'un trouble de l'alimentation (ex. boulimie, anorexie) au cours de leur vie.
  • Approximativement 1% de la population canadienne est atteinte de schizophrénie.
  • Près de 49% des gens qui croient avoir vécu une dépression ou des troubles anxieux n'ont jamais consulté à ce sujet.

mercredi 22 février 2012

Ce que nos problèmes peuvent nous apprendre...

Dans un même ordre d'idées que le blogue que nous avons rédigé sur la souffrance, voici un petit texte inspiré de Quentin (2009) qui vise à alimenter la réflexion lorsque nous faisons face à un problème.

Ce que le problème révèle sur soi et sur les autres

Les problèmes que l'on vit peuvent nous en apprendre sur nous même. En effet, comprendre ce qui est touché, atteint, dérangé ou souffrant en nous en lien avec ce problème peut nous éclairer. C'est une occasion de réfléchir à ce qui compte pour nous, à nos valeurs, nos projets, notre histoire. Parallèlement, nous pouvons nous poser les mêmes questions pour ceux qui sont impliqués dans ce problème, cela peut nous aider à mieux comprendre ce qu'ils vivent dans cette situation.

Une démarche qui prend du temps et une disposition de calme

Tenter de mieux comprendre ce que nous vivons, comment cela s'inscrit dans notre histoire, aide à faire face à ses problèmes et à en tirer des leçons. Prendre le temps de mener une telle réflexion exige un certain investissement de temps et de calme. En effet, il est souvent plus éclairant de débuter une introspection en prenant le temps de faire le vide, de se calmer, de prendre du temps pour soi, pour être disposé à entamer une réflexion.

jeudi 16 février 2012

La souffrance et les émotions dites négatives: que peut-on en apprendre ?

La souffrance et les émotions dites négatives sont souvent très difficiles à vivre. Pourtant, lorsque cette souffrance ne nous paralyse pas ***, on peut tenter de tirer des apprentissages de cette dernière. Selon plusieurs grands penseurs, être capable d'éprouver la souffrance est ce qui nous permet d'éprouver la joie... En prenant le temps de mieux comprendre notre souffrance et les diverses émotions qui s'y relient, on arrive souvent à mieux la vivre et à en tirer des apprentissages... Voici quelques pensées qui s'inscrivent dans cet objectif de réflexion...

Faire son deuil : apprendre à vivre c'est apprendre à vivre des deuils petits et grands, à perdre, à vivre des moments déstabilisants et à se reconstruire. Prendre le temps de vivre ses deuils, d'éprouver la perte, permet de faire son travail de deuil et tirer des apprentissages des défis que nous envoie la vie...

Apprendre de sa tristesse : Évidemment apprendre à perdre, c'est aussi, souvent, apprendre à partir de sa tristesse. Lorsque l'on est en proie à une émotion de tristesse, prendre le temps de se questionner sur ce qui cause cette tristesse, les différentes émotions qui se relient à cette tristesse et comment cela s'inscrit dans notre histoire peut aussi nous aider à mieux nous comprendre, et à apprendre de cette émotion...

lundi 30 janvier 2012

La motivation au travail

La motivation au travail est capitale. Elle est liée aux performances des employés et à leur bien-être. La motivation au travail est définie comme : « (...) un processus qui active, oriente, dynamise et maintient le comportement des individus vers la réalisation d'objectifs attendus. » (Roussell, 2000, p.5).

Les types de motivation au travail

La motivation peut être interne ou externe. Ainsi, certaines personnes effectuent leur travail parce qu'ils sont poussés par une motivation externe. Par exemple, ils vont alors travailler pour des raisons instrumentales, pour atteindre un but tel que d'avoir un salaire.

D'autres personnes effectuent leur travail en étant poussés par une motivation interne. Dans ce cas, c'est pour la satisfaction, le sentiment de réalisation de soi, la stimulation, l'accomplissement ou encore pour le plaisir d'apprendre, etc. qu'ils effectuent leur travail. Ce type de motivation aiderait à se réaliser dans son travail.

Lorsque la motivation cède le pas à l'amotivation

L'amotivation est lorsque la personne perçoit et s'attend à ce que ses comportements et leurs conséquences ne concordent pas (Blais et al., 1993). Elle est alors convaincue qu'elle n'a pas de contrôle sur les résultats des événements pour des raisons qui proviennent d'elle (intrinsèque) ou de son environnement (extrinsèque). L'amotivation peut engendrer une détresse importante, avoir diverses répercussions sur le travail et dans la vie de la personne.

Travailler pour remplir quels besoins ?

Selon Maslow (1943) la motivation est alimentée par le désir de satisfaire certains besoins, tel que nous l'avons résumé dans le premier article sur la motivation. Un des objectifs du travail est souvent de répondre à ses besoins de base (ex. physiologiques), mais pour se réaliser pleinement dans son emploi, l'idéal est qu'il réponde aussi à d'autres besoins comme les besoins de réalisation ou d'actualisation de soi...

dimanche 29 janvier 2012

Comment développer la motivation scolaire ?

Arriver à s'engager, à poursuivre et compléter des études demande beaucoup de temps et d'engagement et certains étudiants peinent à développer ou maintenir leur motivation. Voici quelques idées de manières de développer et maintenir sa motivation scolaire (inspirées des recherches de Careau et Fournier, 2002 et de Barbeau et al., 1997).

  • Identifier des objectifs quotidiens et hebdomadaires.
  • Alimenter son sentiment de compétence et ne pas juste orienter son attention sur les lacunes et difficultés.
  • Voir ce qu'il faut accomplir comme un défi et apprécier ce que l'on en retire.
  • Persévérer et se donner droit à l'erreur.
  • Ne pas confondre intelligence et rapidité.
  • Comme dans les sports, pour réussir il faut s'entraîner et avoir les bonnes techniques, acquérir des connaissances et se donner le temps de les développer.
  • Viser la compétence et non seulement l'excellence.
  • Identifier et soutenir notre intérêt face à une tâche (par exemple, lorsque l'on voit moins clairement l'utilité d'une matière, prendre conscience de son utilité éventuelle ou la lier à d'autres matières qui nous intéressent davantage).
  • Se rappeler que la motivation vient après l'action : souvent il est difficile d'initier, de débuter une activité mais généralement plus on s'approche de notre objectif, plus on est motivé.

samedi 28 janvier 2012

La motivation : au coeur de l'action

La motivation est ce qui incite à s'engager dans l'action et à réaliser ses projets. C'est ce qui pousse l'individu à s'investir dans la vie, à avancer malgré les défis. La motivation teinte plusieurs facettes de l'existence et permet d'accomplir de grandes choses. Inversement, les problèmes de motivation peuvent engendrer beaucoup de problèmes.

En effet, on peut parfois vivre une perte de motivation ou éprouver des difficultés à se motiver à accomplir une tâche. Lorsque cette perte de motivation se répand à tout ce qui nous intéresse en général, cela peut être un signe de dépression et indice qu'il serait important de consulter pour recevoir une aide adéquate. Mais lorsque la perte de motivation est moins généralisée on peut tenter, en premier lieu, de s'aider soi-même en cherchant à comprendre ce qui nous arrive.

Qu'est-ce que la motivation ?

La motivation est ce qui pousse la personne à s'engager dans une action. Elle peut être interne ou externe et elle est responsable :

  • Du déclenchement du comportement
  • De la direction du comportement (le but du comportement)
  • De l'intensité du comportement
  • Et de la persistance du comportement (Vallerand et Thill, 1993).

vendredi 27 janvier 2012

La perte d'emploi : l'expérience des gestionnaires...

Mettre à pied un employé est souvent une expérience difficile pour les gestionnaires. Cela implique qu'ils accomplissent des tâches ardues et ils peuvent vivre une panoplie d'émotions en lien avec cette situation (ex. tristesse, soulagement, déception, incertitude, impuissance, colère, peur, etc.). Pour vivre cette expérience le mieux possible, il est important de bien de se préparer, s'informer et d'être conscient de la souffrance qui sera possiblement vécue tant par soi comme gestionnaire que par les employés qui perdront leur emploi avant d'annoncer la nouvelle.

Voici quelques stratégies qui peuvent aider à annoncer la perte d'un emploi à la personne qui devra quitter ainsi qu'au reste de l'équipe.

Annoncer la nouvelle aux employés qui quittent...

Il est important de toujours faire preuve d'empathie et de compassion lorsque l'on annonce à un employé qu'il perdra son emploi. Garderet (2005) a élaboré un modèle pour guider les médecins qui annoncent à un patient qu'il est atteint d'un cancer. Voici une adaptation de ce modèle au contexte d'une perte d'emploi :

L'annonce d'une perte d'emploi

  • Préparer la rencontre : allouer suffisamment de temps, trouver un lieu calme et discret, annoncer la nouvelle personnellement, etc.
  • Savoir ce que connaît déjà la personne au sujet de la situation.
  • Fournir l'information : de manière brève, concise et encourageante.
  • Répondre de manière empathique aux réactions émotives de la personne.
  • Résumer ce qui a été dit et parler des étapes qui suivront.

Pour aller au-delà de la perte : rebondir suite à la perte d'un emploi

Sans nier la souffrance souvent vécue lors d'une perte d'emploi, il est aussi bénéfique de tenter de voir ce qui peut être retiré de cette expérience. En effet, la perte d'un emploi peut être envisagée comme une transition, une occasion de prendre le temps de réfléchir à sa carrière, de réexaminer ses besoins, désirs et priorités, de penser à son futur et parfois de se réorienter.

Un processus de réflexion est entamé par beaucoup de personnes suite à la perte d'un emploi. Il est souvent bénéfique d'alors prendre le temps de procéder à une :

  • Exploration de son environnement afin de colliger des informations sur les emplois disponibles, les différentes organisations et milieux de travail...
  • Exploration de soi : réviser ses intérêts, valeurs et expériences. Voir comment ces valeurs peuvent s'actualiser dans le cadre d'un emploi peut alimenter une réflexion sur sa carrière et sa vie.

Tirer des apprentissages de cette expérience

Perdre son emploi, est aussi une occasion de se questionner et tenter de prendre conscience de :