jeudi 22 juin 2017

Comment développer son estime de soi

Femme confiante en elle

L'estime de soi est au coeur de notre expérience, de notre bien être mais aussi de plusieurs souffrances. Le livre de Christophe André et François Lelord, « L'estime de soi, s'aimer pour mieux vivre avec les autres », fournit un portrait riche de l'estime de soi, démontrant bien son importance dans la vie de chacun. Des problèmes d'estime de soi peuvent effectivement prendre plusieurs visages allant de problèmes de confiance en soi, à des problématiques d'alcoolisme ou de troubles de personnalité. Il aborde ses origines, sa nature, ses conséquences et des manières de développer ou maintenir cette estime. Voici un petit résumé d'idées proposées dans ce livre pour améliorer l'estime de soi...

Les trois piliers de l'estime de soi seraient les suivants :

  1. L'amour de soi : malgré ses limites, défauts, échecs et revers.
  2. La vision de soi : l'évaluation de ses qualités et défauts.
  3. La confiance en soi : penser que l'on est capable d'agir de manière adéquate dans des situations importantes.

Ces trois piliers sont bien évidement intimement liés les uns aux autres.

Plus précisément, voici ce qu'il faut travailler, pour développer son estime de soi :

  1. Au niveau du rapport à soi :
    • Se connaître est la première étape du développement de l'estime de soi.
    • S'accepter est l'étape suivante. Ici il s'agit d'apprendre à s'accepter tel qu'on est et sans honte. C'est évidemment un travail qui est parfois long, particulièrement lorsque l'estime de soi est basse...
    • Être honnête avec soi-même.

jeudi 30 mars 2017

Surfer avec la vague : une stratégie d'adaptation efficace

Homme qui surf sur une vague

Vous voyez-vous déjà sur une planche, en train de chevaucher avec aisance de colosses vagues en Californie ? Si oui, c'est bien heureux pour vous, mais l'objet de cet article est tout autre : nous parlons ici d'acceptation, ou comment accepter les choses sur lesquelles on n'a aucun pouvoir.

Du petit truc anodin au drame tragique, chacun de nous avons nos réactions propres face aux situations indésirables : impatience, colère, déception, anxiété, détresse, etc. Ces émotions ont une fonction : servir de moteur pour solutionner le problème. Lorsque cela est fait, on se sent mieux. Mais qu'en est-il quand il n'y a pas de solution, ou quand cette dernière n'est pas accessible maintenant ? Les exemples sont nombreux, et quotidiens : un bouchon de circulation, un poids qui ne change pas malgré régimes et entraînement, un conjoint désordonné, une collègue désagréable, une maladie chronique, un deuil, etc.

jeudi 16 mars 2017

Les défis que posent la prévention et la résolution des situations de harcèlement

Homme victime de harcèlement

S'il existe un consensus à propos du harcèlement, c'est que la prévention et la résolution des situations de harcèlement représentent un défi important pour les organisations. En effet, plusieurs éléments contribuent à rendre le harcèlement difficile à gérer.

Premièrement, le harcèlement est subjectif et est souvent basé sur des perceptions. Un même comportement peut être perçu différemment par différentes personnes. Il interpelle davantage les émotions que la raison notamment parce qu'il constitue une menace pour l'intégrité psychologique et l'identité de la personne. Pour ces raisons, le harcèlement est difficile à saisir et à définir. Comment peut-on en effet s'entendre sur une définition commune du harcèlement si un même comportement est perçu différemment par différentes personnes ? Parce qu'il est difficile à définir, le harcèlement est aussi difficile à prouver juridiquement.

Comment peut-on s'entendre sur une définition commune du harcèlement si un même comportement est perçu différemment par différentes personnes ?

jeudi 2 mars 2017

Comment soutenir un proche atteint du cancer ?

Homme qui médite

Près de 40 % des Canadiennes et 45 % des Canadiens sont atteints d'un cancer au cours de leur vie (Société Canadienne du Cancer, 2011). Ainsi, plusieurs d'entre nous font face à cette maladie un jour ou l'autre, où connaissent des gens qui en sont atteints. Pour la personne atteinte de cancer, c'est un moment où ce qu'elle vit physiquement est pris en charge par toute une équipe médicale. Mais avoir un cancer est aussi un événement qui bouleverse psychologiquement, et un soutien de la part de ses proches dans de tels moments est souvent crucial. Comment soutenir un proche atteint de cancer ? Voici des exemples de petits gestes simples et paroles qui peuvent parfois beaucoup aider...

  • Premièrement, il est bien d'apporter un soutien qui s'étend dans le temps. Beaucoup de personnes disent recevoir de l'aide dans les semaines qui suivent l'annonce de leur cancer, puis se retrouver ensuite relativement seules. Tout en respectant ses propres limites, il est bien d'offrir son soutien non seulement dans les premiers temps, mais aussi quelques semaines après l'annonce.
  • Ce soutien peut prendre une forme plus matérielle. Par exemple, on peut offrir de préparer quelques repas, en s'informant préalablement si la personne doit suivre une diète particulière, garder les enfants lors des traitements, reconduire la personnes à ses rendez-vous médicaux ou traitements, prêter des livres que la personne pourra consulter pendant les traitements, offrir d'aider avec les tâches ménagères, etc. Parfois ces petits gestes peuvent être d'une grande aide.
  • Le soutien peut aussi être davantage une écoute de la personne.
  • On peut ainsi aborder le sujet de temps à autre tout en étant capable aussi de parler d'autre chose avec la personne atteinte de cancer. Certaines personnes n'aimeront pas qu'on leur parle toujours de leur maladie.

mercredi 1 février 2017

Promouvoir votre bien-être émotionnel : dix trucs

Homme qui médite

Il y a plusieurs façons de promouvoir sa santé psychologique. La plupart des professionnels en santé mentale soulignent l'importance des liens qui existent entre les sentiments, les pensées et les comportements. En effet, plusieurs des approches psychothérapeutiques ciblent ces liens lorsque viens le temps de poser un diagnostique et d'identifier un traitement pour différentes difficultés d'ordre psychologiques que vivent les gens. Les dix trucs suivants, adaptés de ceux du Dr. S. Johnson, encouragent les individus à réfléchir et modifier leurs pensées et/ou comportements par rapport à certaines situations de vie. Essayez de les appliquer de façon régulière et donnez la chance au changement !

  1. Accepter de lâcher prise du passé. Si vous ne pouvez pas le changer ni en avoir le contrôle, alors laisser le aller. Ne perdez pas votre énergie sur des choses que ne peuvent pas vous bénéficier.
  2. Apprendre à s'ajuster aux changements. Acceptez que la vie soit pleine de choix qui engendrent des changements qui, en retour, requièrent des ajustements.
  3. Avoir un plan. Développez un but à moyen ou long terme qui vous donne une certaine direction et un sens de vie. N'oubliez cependant pas d'y travaillez un jour à la fois et d'y prendre plaisir.
  4. Prendre soin de soi. Prenez du temps pour relaxer, faire de l'exercice, bien manger, passer du temps avec des gens que vous appréciez, et pour faire des activités qui vous rapportent du plaisir.

mardi 3 janvier 2017

Quelques trucs pour nos résolutions de 2017

Bon. Nous y revoilà. Déjà, diront certains. Les Fêtes sont terminées : place aux nouvelles résolutions !

Une étude américaine (University of Scranton, Journal of Clinical Psychology) rapporte que près de la moitié des américains (45 %) prendront une résolution cette année... mais que plus de la moitié de ceux-ci l'abandonneront en cours d'année. On explique qu'environ 8 % des gens atteindront complètement leurs objectifs. Mais pourquoi est-ce si difficile de respecter nos résolutions ?

Voici donc quelques mises en garde pour vous aider à les maintenir, et à faire que votre année 2017 soit remplie de réussites !

  • On ne doit pas « s'attaquer » à plus d'un comportement à la fois (maximum de 2-3 dans l'année);
  • Il faut s'accorder du temps et (bien) choisir une « vraie » résolution;
  • Si on souhaite vraiment changer un comportement, il faut s'arrêter et penser au COMMENT FAIRE pour y arriver : quels moyens allons-nous privilégier pour atteindre nos objectifs ?
  • Nos objectifs se doivent d'être « SMART », c'est-à-dire :
    1. Spécifiques (combien de livres/kg; prendre un cours de quoi exactement, etc.)
    2. Mesurables (mangez 5 portions de légumes à tous les jours, ou faire 15 min de marche, 3 soirs/semaine, etc.)
    3. Atteignables (arrêter du jour au lendemain ou graduellement ?)
    4. Réalistes (perdre 10 lbs en une semaine ? Vraiment !?)
    5. Temps alloué / limite (pour les atteindre : d'ici le 1er juin 2017 par exemple)

Lorsqu'un changement s'opère, il s'accompagne pour les individus concernés d'un processus de deuil des situations antérieures (je ne me permets plus de manger du chocolat en regardant un film, par exemple). L'étape de déni, étape primaire du changement, se manifeste par des résistances au changement. Plus ces résistances sont grandes, plus les individus risquent de tomber dans des comportements tels que la rébellion ou l'abandon (démotivation, découragement). Notre défi, est de l'ordre mental : passer du concept de « changement » à celui « d'adaptation permanente » (ex : suivre une diète vs adopter de saines habitudes de vie et de saines habitudes alimentaires).

Selon Prochaska et Di Clemente (1999), le changement est un processus qui fonctionne de manière cyclique. Ainsi, le cycle de Prochaska définit en 6 étapes le changement de comportement :

Some tips for our resolutions for 2017

Here we are again. I know, some of you are saying "Already?" The holidays are over and it's time for resolutions for the New Year!

A U.S. study (University of Scranton, Journal of Clinical Psychology) reports that nearly half of all Americans (45%) made a resolution this year... but more than half will break them in the coming months. Indeed, only about 8% ever reach their goals. But why is it so difficult to keep our resolutions?

Here are a few tips to help you make 2017 a year in which you succeed in making and keeping them!

  • Don't try to change more than one behaviour at a time (and a maximum of 2-3 during a year);
  • Take time and carefully choose a "real" resolution;
  • If you really want to change a behaviour, stop and think about HOW to do it: what do you have to focus on to achieve your goals?
  • Our objectives should be "SMART":
    1. Specific (loose how many pounds/kilograms; take what specific course, etc.).
    2. Measurable (eat five servings of vegetables every day, or take a 15 minute walk, three nights/week, etc.).
    3. Attainable (stop overnight or gradually?)
    4. Realistic (lose 10 lbs in a week? Really?)
    5. Timely (reachable by June 1, 2017, for example)

Change, when it occurs is usually accompanied by a process of mourning for what had been (I can no longer eat chocolate while watching a movie, for example). Denial, or resistance, is the first stage of change. The greater the resistance, the more individuals may rebel or abandon (or become demotivated or discouraged). Our challenge is a mental one: to move from “change" to "continuous adaptation" (for example, a strict diet versus adopting a healthy lifestyle and healthy eating habits).

According to Prochaska and Di Clemente (1999), change is a cyclical process. Thus, the cycle of Prochaska outlines six stages of change:

vendredi 23 décembre 2016

Survivre à un Noël en solo (et aux autres aléas de la vie)

Femme seule à Noël

« Joyeux Noël ! »

Pour plusieurs, ce souhait lancé dans un mélange à la fois d’automatisme et de réelle bonté va se concrétiser, mais pour d’autres, ces mots sont plutôt synonymes de tristesse...

Les raisons d’être seul(e) à Noël sont multiples : deuil, maladie, famille éloignée, séparation, choix personnel, etc., et chacun affrontera la situation selon les stratégies d’adaptation qui lui sont propres.

Face à un problème, plusieurs options se présentent :

  1. Résoudre le problème
  2. Changer comment on se sent face au problème
  3. Accepter le problème
  4. Éviter ou ignorer le problème
  5. Rester misérable

Et vous, chers lecteurs solitaires ce Noël, laquelle de ces options allez-vous choisir pour le réveillon :

  1. Vous inviter chez des amis / voisins, ou faire du bénévolat ?
  2. Décider que Noël en solo n’est pas si triste quand on met le paquet pour se faire plaisir avec de la bonne bouffe et du bon divertissement ?
  3. Accepter que c’est ça cette année, mais que peut-être l’an prochain ce sera différent, et quand même mettre le paquet pour se faire plaisir avec de la bonne bouffe et du bon divertissement ?
  4. Faire semblant que c’est un soir comme un autre, se coucher à 20h, ou s’intoxiquer pour ne pas vivre la solitude ?
  5. Vider la boîte de mouchoir ?

N.-B. Les options 4 et 5 viennent avec un ou plusieurs effets secondaires indésirables : ennui, insomnie, irritabilité, déprime, anxiété, maux de tête, nausées, yeux bouffis, irritation nasale, etc. Consultez votre professionnel de la santé (médecin, psychologue) pour obtenir la liste complète.

Quel que soit l’option que vous choisissez, n’oubliez surtout pas que le temps des fêtes n’est qu’une période de temps limité (quelques jours) et que vous allez reprendre votre routine sous peu. La tristesse que vous ressentez est souvent due à votre insatisfaction avec votre situation de vie actuelle (et la solitude qui y résulte souvent). Le temps des fêtes semble qu’amplifiez une tristesse déjà existante (mais possiblement pas adressée).

Rappelez-vous que le temps des fêtes, ainsi que d’autres moments de célébrations ou de pause de la routine quotidienne, vous offrent des opportunités uniques de vous détendre, de faire le vide, de faire un bilan sur votre situation de vie actuelle et d’établir un plan d’action concret qui va vous aider à atteindre un niveau de bonheur plus élevé.

Sur ce :

« Joyeux Noël ! »


Julie Parent, M.A.
Psychologue
Psychologues Consultants Y2

Si jamais vous avez des questions et/ou commentaires, n'hésitez surtout pas à nous en faire part. Merci !

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jeudi 22 décembre 2016

L'ABC des troubles d'apprentissage

Adolescent

English version follows.

Qu'est ce que les troubles d'apprentissage ?

L'Association canadienne des troubles d'apprentissage (ACTA) en donne la définition suivante : « L'expression « troubles d'apprentissage » fait référence à un certain nombre de dysfonctionnements pouvant affecter l'acquisition, l'organisation, la rétention, la compréhension ou le traitement de l'information verbale ou non verbale. Ces dysfonctionnements affectent l'apprentissage chez des personnes qui, par ailleurs, font preuve des habiletés intellectuelles moyennes essentielles à la pensée ou au raisonnement. Ainsi, les troubles d'apprentissage sont distincts de la déficience intellectuelle. »

La revue Psychology Today déclare que : « les troubles d'apprentissage limitent la capacité d'une personne d'interpréter ce qu'elle voit ou ce qu'elle entend, ou de relier les renseignements provenant de diverses parties du cerveau ».

Les troubles d'apprentissage sont-ils communs ?

Un Canadien sur 10 souffre d'un trouble d'apprentissage, d'après l'Association canadienne des troubles d'apprentissage. Les hommes et les femmes sont à peu près aussi susceptibles de déclarer avoir un trouble d'apprentissage (52 % par rapport à 48 %).

En 2001, selon l'Enquête sur la participation et les limitations des activités, l'on estime que 155 000 enfants canadiens âgés de 5 à 14 ans, ou 4 % de tous les enfants dans ce groupe d'âge, avaient une certaine forme de limitation des activités (bien que ces chiffres varient d'une province à l'autre). De plus, selon Statistique Canada, environ 631 000 Canadiens (2,4 %) âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir une limitation au niveau de l'apprentissage en 2006.

Quels sont certains types de troubles d'apprentissage ?

Ceux-ci comprennent le TDA / TDAH (trouble déficitaire de l'attention et trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité), le syndrome d'Asperger (une forme d'autisme), la dyscalculie (une incapacité de conceptualiser des chiffres), la dyslexie (problèmes de lecture, d'orthographe et de rédaction), la dyspraxie (maladresse, problèmes d'équilibre), l'épilepsie (trouble neurologie chronique caractérisé par des tremblements convulsifs récurrents), l'autisme de haut niveau et le syndrome de la fatigue chronique (EM), entre autres.

Stress management makes Holidays more enjoyable

Meditating Man

Remembering, reflecting and celebrating are often stated as integral parts of any holidays. But are they, and do they really dictate our preparation for and celebration of the holidays?

It seems that, given the rapid pace at which we live, for many the holidays have become as stressful as they are pleasant. There is much we can do to better manage our personal, work and religious obligations. In fact, we can all make the holiday period more pleasant by trying to understand what stress is, what its consequences are, and by learning how to manage it more effectively.

Stress is often considered as the most common problem of everyday life. Most experts agree that an inability to respond to our life demands often results in a stress response. Although stress is considered a normal reaction and most of us experience stress at one point or another, when the stress response becomes chronic and exaggerated, it can lead to negative physical, psychological and social consequences. Indeed, stress has been identified as causing somatic problems (i.e., nausea, tension headache, migraine, muscular discomfort, general pain, cardiovascular disease) and psychological distress (i.e., worry, tension, anxiety, depression, burn-out, psychosomatic illnesses, low self-esteem, impaired interpersonal relations).