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vendredi 5 octobre 2018

Comment intervenir sur les symptômes du TDAH chez l’adulte ?

L’utilisation des médicaments dans le traitement des symptômes associés au trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est la méthode la plus étudiée dans la littérature scientifique actuelle pour diminuer l’impact des symptômes. Une variété de molécules sont offertes sur le marché, ce qui permet aux individus de choisir le traitement qui offre le plus de bénéfices et le moins d’effets secondaires.

Toutefois, il est fréquent que les individus n’observent pas une diminution significative de leurs symptômes ou que les effets indésirables soient trop importants comparativement aux effets-bénéfices, et ce malgré plusieurs tentatives pour trouver la bonne combinaison médicamenteuse. Les personnes ayant un diagnostic de TDAH vont fréquemment rapporter une diminution des symptômes d’inattention et d’impulsivité dans leur vie quotidienne, ce qui leur permet d’être davantage concentrés et de diminuer les erreurs qui peuvent résulter de ces symptômes. Par contre, les plaintes sur le plan des habiletés d’organisation, de planification, de gestion du temps et plusieurs autres associées au fonctionnement exécutif ne sont généralement pas ciblées par les traitements médicaux. Les individus doivent ainsi développer des stratégies pour pallier leurs difficultés. Cela signifie que bien que la médication tende à être bénéfique pour le contrôle de certains symptômes associés au TDAH, elle ne permet souvent pas une réduction et une gestion complète des symptômes qui entravent le fonctionnement des individus. De plus, plusieurs personnes préfèrent essayer d’autres stratégies alternatives avant d’emprunter la voie médicamenteuse.

vendredi 7 septembre 2018

Difficultés de concentration au travail ?

10 moyens d'améliorer votre concentration au travail :

  1. Protégez votre espace de travail
    Placez une affiche à votre poste de travail ou bureau demandant de ne pas être dérangé lorsque vous travaillez à un projet.
  2. Éliminez les distractions
    Mettez des écouteurs. Transférez votre téléphone. Éteignez votre cellulaire. Tournez votre chaise face à la fenêtre (si vous en avez une).
  3. Buvez
    Non, pas d'alcool. Lorsque vous travaillez, buvez beaucoup d'eau. Pourquoi? Même si vous n'êtes qu'un tout petit peu déshydraté, vous vous sentirez moins en mesure de vous concentrer.
  4. Prenez des pauses
    Faites une courte marche. Prenez une pause café ou thé.
  5. Ne faites qu'une seule tâche
    Concentrez-vous sur une chose à l'exclusion de tout le reste. Pour améliorer votre concentration, arrêtez d'essayer de faire plusieurs choses à la fois.
  6. Méditez
    Une période de méditation quotidienne vous permet de parfaire vos techniques de concentration.

jeudi 28 juin 2018

Arrêtez de perdre votre temps !

10 Conseils pour bien gérer votre temps :

  1. Organisez-vous
    Organisez votre espace de travail, tenez à jour votre agenda, etc.
  2. Planifiez-Ordonnancez
    Déterminez combien de temps exigent les tâches, si elles peuvent être accomplies en totalité ou en partie, et déterminez/négociez les échéances.
  3. Déterminez les priorités
    Déterminez ce qui est vraiment important (autant au travail qu'à la maison).
  4. N'essayez pas de jongler avec un trop grand nombre de tâches
    Trouvez un équilibre entre le repos, la détente et les autres activités quotidiennes et les périodes de travail.
  5. Établissez des méthodes de travail efficaces
    Commencez avec les tâches les plus difficiles, organisez votre espace de travail, etc.

lundi 9 avril 2018

Itching for a conflict?

On the surface, a conflict-free life may seem ideal. Many individuals seem to be on the lookout for a stress-free life — things are simple, challenges are few and interpersonal conflicts are non-existent.

Most experts agree, however, that conflict can not always be avoided—it is a part of life. But it can also be a positive experience since it often presents an opportunity to better understand those around us and improve our interactions with them.

In a conflict, the positions and concerns of two individuals may first appear to be miles apart. During a conflict, individuals can be assertive (even aggressive) in trying to satisfy their wants and needs. Alternatively, they can cooperate and try to placate the other person, or attempt to reach a compromise – or respond to the needs and wants of both parties.

Conventional wisdom recognizes, for example, that often "Two heads are better than one" and as such we should collaborate in a conflict situation. On the other hand, some would argue that "Might makes right" and we should try to win at any cost.

As psychologists, we have seen that individual manage conflict in a variety of ways. Conflict management strategies suggest using a set of social skills (e.g. listening, assertiveness, cooperation, problem-solving, persuasion, negotiation). While each conflict situation will often determine the best conflict-handling strategy to be used, we all have our preferred ways of managing interpersonal conflicts and often resort to one strategy type over others.

mardi 9 janvier 2018

Quelques trucs pour nos résolutions de 2018

Bon. Nous y revoilà. Déjà, diront certains. Les Fêtes sont terminées : place aux nouvelles résolutions !

Une étude américaine (University of Scranton, Journal of Clinical Psychology) rapporte que près de la moitié des américains (45 %) prendront une résolution cette année... mais que plus de la moitié de ceux-ci l'abandonneront en cours d'année. On explique qu'environ 8 % des gens atteindront complètement leurs objectifs. Mais pourquoi est-ce si difficile de respecter nos résolutions ?

Voici donc quelques mises en garde pour vous aider à les maintenir, et à faire que votre année 2018 soit remplie de réussites !

  • On ne doit pas « s'attaquer » à plus d'un comportement à la fois (maximum de 2-3 dans l'année);
  • Il faut s'accorder du temps et (bien) choisir une « vraie » résolution;
  • Si on souhaite vraiment changer un comportement, il faut s'arrêter et penser au COMMENT FAIRE pour y arriver : quels moyens allons-nous privilégier pour atteindre nos objectifs ?
  • Nos objectifs se doivent d'être « SMART », c'est-à-dire :
    1. Spécifiques (combien de livres/kg; prendre un cours de quoi exactement, etc.)
    2. Mesurables (mangez 5 portions de légumes à tous les jours, ou faire 15 min de marche, 3 soirs/semaine, etc.)
    3. Atteignables (arrêter du jour au lendemain ou graduellement ?)
    4. Réalistes (perdre 10 lbs en une semaine ? Vraiment !?)
    5. Temps alloué / limite (pour les atteindre : d'ici le 1er juin 2018 par exemple)

Lorsqu'un changement s'opère, il s'accompagne pour les individus concernés d'un processus de deuil des situations antérieures (je ne me permets plus de manger du chocolat en regardant un film, par exemple). L'étape de déni, étape primaire du changement, se manifeste par des résistances au changement. Plus ces résistances sont grandes, plus les individus risquent de tomber dans des comportements tels que la rébellion ou l'abandon (démotivation, découragement). Notre défi, est de l'ordre mental : passer du concept de « changement » à celui « d'adaptation permanente » (ex : suivre une diète vs adopter de saines habitudes de vie et de saines habitudes alimentaires).

Selon Prochaska et Di Clemente (1999), le changement est un processus qui fonctionne de manière cyclique. Ainsi, le cycle de Prochaska définit en 6 étapes le changement de comportement :

vendredi 3 novembre 2017

La discipline parentale

Apprendre la discipline à notre enfant représente l'un des rôles les plus importants des parents, mais aussi l'un des plus difficiles. Une discipline saine rend le milieu familial réconfortant pour nos enfants. L'être humain a besoin de se sentir « encadré » pour se sentir rassurer. Elle établit les bases de la maîtrise de soi pour toute la vie. Elle aide votre enfant à grandir heureux et bien dans sa peau. Une discipline positive et efficace éduque et oriente l'enfant. Elle ne se limite pas à l'obliger à obéir.

La façon dont on enseigne la discipline à l'enfant dépend de son âge, de la phase de son développement, de sa personnalité et de nombreux autres facteurs, mais il existe des principes fondamentaux pour aider à orienter les parents.

La Société canadienne de pédiatrie déconseille fortement le recours au châtiment physique, y compris la fessée.

Quels sont les objectifs de la discipline ?

  • La discipline protège votre enfant des dangers.
  • La discipline aide votre enfant à acquérir le contrôle et la maîtrise de soi.
  • La discipline aide votre enfant à développer son sens des responsabilités.
  • La discipline aide à établir des valeurs.

Qu'est-ce qui rend la discipline efficace ?

  • Le respect : Les enfants devraient pouvoir respecter l'autorité de leurs parents et les droits des autres. Si la discipline est dure et s'accompagne d'injures, de cris et d'humiliations, l'enfant aura de la difficulté à respecter sa mère ou son père ou à lui faire confiance.
  • La constance : Une discipline qui n'est pas constante déroute l'enfant, quel que soit son âge. Si les parents ne font pas preuve de constance dans la manière dont ils appliquent la discipline, l'enfant aura de la difficulté à les respecter. L'inconstance, comme de céder quelquefois à des crises, peut sembler récompenser l'enfant des comportements indésirables et l'encourager à les répéter.
  • L'impartialité : L'enfant doit trouver la discipline juste. Les conséquences de ses gestes doivent être reliées à son comportement. Si votre enfant lance de la nourriture sur le sol, aidez-le à ramasser son dégât. Assurez-vous que tout est nettoyé avant qu'il puisse passer à autre chose. Une fois le dégât ramassé, les conséquences sont terminées.
  • Vous : À titre de parent, vous possédez un lien unique avec votre enfant. Si vous apprenez à votre enfant une discipline teintée de respect, de constance et d'impartialité, vous aurez des effets positifs prolongés chez votre enfant.

jeudi 3 août 2017

Actions et réactions : essayer d'avoir raison ou agir avec bonté ?

Conflit au travail

Ça arrive à tout le monde de regretter d'avoir dit certaines choses et / ou d'avoir poser certains gestes en moments de stress ou de conflits.

En tant que psychologue et coach, des clients me consultent régulièrement pour avoir des conseils sur comment mieux gérer leurs relations interpersonnelles et cela autant sur les plans personnel que professionnel. Plusieurs se sentent dépassés et disent mal réagir lorsque stressés ou confrontés à des arguments ou conflits. Je remarque que plus souvent qu'autrement mes clients avouent que leurs réactions lors de telles situations interpersonnelles sont émotives et / ou impulsives et ne facilitent pas nécessairement la résolution du problème. Malheureusement pour certains, même pour plusieurs, démontrer qu'ils ont raison (et que l'autre partie a tort) devient leur objectif (consciemment ou inconsciemment) lors de tels échanges interpersonnels. Ceci amène à perdre de vue que l'objectif ultime est plutôt d'établir des relations interpersonnelles qui nous permettent de vivre une vie personnelle et professionnelle plus satisfaisante, positive et productive. Adopter un style interpersonnel trop rigide ou encore trop imprévisible ou évitant lors de telles situations mène plutôt à augmenter le niveau de tension, frustration, méfiance et insatisfaction sur le plan interpersonnel et cela affecte directement notre capacité de bien fonctionner et d'être productif.

Je rencontre souvent des clients qui me confient êtres stressés, déçus, tristes et frustrés par leur incapacité de régler leurs désaccords dans leur vie de couple. Cette incapacité affecte négativement leur vie de couple et peut contribuer à une rupture relationnelle à la longue. De même, certain de mes clients éprouvent des difficultés interpersonnelles au travail (avec leurs collègues et / ou leur supérieur) qui nuisent énormément à leur succès professionnel et à leur habilité à maintenir un emploi.

mardi 18 juillet 2017

Quand faut-il procéder à une nouvelle évaluation neuropsychologique ?

TDAH Neuropsychologue avec enfant

En tant que neuropsychologue, il m'arrive souvent de recevoir cette demande soit : quand, et si, l'enfant qui a été évalué en neuropsychologie une première fois doit se faire évaluer à nouveau.

Plus d'une réponse existe à ce sujet. En effet, une réévaluation n'est pas toujours nécessaire. Si l'enfant évolue bien suite à la première évaluation et que les méthodes employées aident adéquatement à compenser les défis, il n'y a pas nécessité de procéder à une nouvelle évaluation.

Par contre, si l'évaluation a été faite en bas âge et que l'enfant semble maintenant être en mesure de contrôler les défis sans aide quelconque, certains parents préfèrent avoir recours à une nouvelle évaluation afin de mieux comprendre où en sont rendues les capacités de leur enfant. Cette démarche peut effectivement être louable afin de pouvoir préciser un diagnostic, tel que faire la différence entre un retard de développement et un trouble spécifique qui nécessitera des accommodements à long terme.

De même, il est recommandé de procéder à une nouvelle évaluation si les capacités de l'enfant semblent diminuées ou si de nouveaux défis apparaissent. En effet, il est reconnu que certains diagnostics s'accompagnent d'une probabilité accrue de recevoir un second diagnostic lié à des faiblesses neurologiques connexes. Ainsi, un enfant qui aura reçu un diagnostic de TDA-H aura souvent plus de probabilité de souffrir d'un trouble d'apprentissage ou de présenter des défis scolaires.

mardi 11 juillet 2017

Processus d'ÉMI (expertise en neuropsychologie)

Juge avec marteau et balance

Le processus d'évaluation médicale indépendante peut susciter plusieurs interrogations pour le sujet qui y est soumis, étant donné l'importance relative des résultats sur la suite des choses (traitement de réclamation en assurance, litige, retour à l'emploi, etc.).

Dans le contexte d'une expertise en neuropsychologie, l'objectif est d'analyser les résultats aux outils psychométriques, de même que les dossiers cliniques soumis (historique médical), les plaintes subjectives du sujet, ainsi que les observations comportementales, afin de répondre à des questions précises qui sont énoncées dans un mandat initial, auquel le sujet consent.

Dans ce contexte, le neuropsychologue et le sujet évalué n'ont pas une relation traditionnelle professionnel-client, et on s'assure qu'une telle relation n'existait pas au départ (ex. ancien client qui recevait des services neuropsychologiques) afin de minimiser les biais. L'objectif est de fournir une évaluation objective, impartiale, neutre, et juste, qui répondra aux questions de l'agent qui réfère, et qui permettra de faire avancer le dossier du sujet évalué, peu importe le contexte.

Normalement, des mesures de validité et d'effort font partie de l'évaluation, afin de s'assurer que le sujet évalué déploie un effort ou investissement adéquat, qui nous permet ensuite de considérer les données comme valides et représentatives du fonctionnement du sujet.

Dr. Charles Leclerc, neuropsychologue à la clinique des Psychologues Consultants Y2, dans la région de Gatineau / Ottawa, complète des ÉMI (expertise neuropsychologie) et souligne l'importance de bien cerner l'effort du sujet, les fonctions cognitives (raisonnement, mémoire, attention / concentration, fonctions exécutives, langage, fonctions visuospatiales, etc.), mais également les fonctions d'ajustement psychologique et facteurs de personnalité. En effet, il est primordial de dégager ce qui est de nature organique / neuropsychologique de ce qui est de la réaction psychologique d'ajustement face à un évènement traumatisant, choquant, décevant, ou autre. Les pronostics sont différents, de même que les moyens de traitement. Normalement, toutes les parties gagnent à saisir avec clarté la problématique, les solutions potentielles et le pronostic. C'est dans cet esprit que nous menons les ÉMI.

jeudi 22 juin 2017

Comment développer son estime de soi

Femme confiante en elle

L'estime de soi est au coeur de notre expérience, de notre bien être mais aussi de plusieurs souffrances. Le livre de Christophe André et François Lelord, « L'estime de soi, s'aimer pour mieux vivre avec les autres », fournit un portrait riche de l'estime de soi, démontrant bien son importance dans la vie de chacun. Des problèmes d'estime de soi peuvent effectivement prendre plusieurs visages allant de problèmes de confiance en soi, à des problématiques d'alcoolisme ou de troubles de personnalité. Il aborde ses origines, sa nature, ses conséquences et des manières de développer ou maintenir cette estime. Voici un petit résumé d'idées proposées dans ce livre pour améliorer l'estime de soi...

Les trois piliers de l'estime de soi seraient les suivants :

  1. L'amour de soi : malgré ses limites, défauts, échecs et revers.
  2. La vision de soi : l'évaluation de ses qualités et défauts.
  3. La confiance en soi : penser que l'on est capable d'agir de manière adéquate dans des situations importantes.

Ces trois piliers sont bien évidement intimement liés les uns aux autres.

Plus précisément, voici ce qu'il faut travailler, pour développer son estime de soi :

  1. Au niveau du rapport à soi :
    • Se connaître est la première étape du développement de l'estime de soi.
    • S'accepter est l'étape suivante. Ici il s'agit d'apprendre à s'accepter tel qu'on est et sans honte. C'est évidemment un travail qui est parfois long, particulièrement lorsque l'estime de soi est basse...
    • Être honnête avec soi-même.

jeudi 30 mars 2017

Surfer avec la vague : une stratégie d'adaptation efficace

Homme qui surf sur une vague

Vous voyez-vous déjà sur une planche, en train de chevaucher avec aisance de colosses vagues en Californie ? Si oui, c'est bien heureux pour vous, mais l'objet de cet article est tout autre : nous parlons ici d'acceptation, ou comment accepter les choses sur lesquelles on n'a aucun pouvoir.

Du petit truc anodin au drame tragique, chacun de nous avons nos réactions propres face aux situations indésirables : impatience, colère, déception, anxiété, détresse, etc. Ces émotions ont une fonction : servir de moteur pour solutionner le problème. Lorsque cela est fait, on se sent mieux. Mais qu'en est-il quand il n'y a pas de solution, ou quand cette dernière n'est pas accessible maintenant ? Les exemples sont nombreux, et quotidiens : un bouchon de circulation, un poids qui ne change pas malgré régimes et entraînement, un conjoint désordonné, une collègue désagréable, une maladie chronique, un deuil, etc.

jeudi 16 mars 2017

Les défis que posent la prévention et la résolution des situations de harcèlement

Homme victime de harcèlement

S'il existe un consensus à propos du harcèlement, c'est que la prévention et la résolution des situations de harcèlement représentent un défi important pour les organisations. En effet, plusieurs éléments contribuent à rendre le harcèlement difficile à gérer.

Premièrement, le harcèlement est subjectif et est souvent basé sur des perceptions. Un même comportement peut être perçu différemment par différentes personnes. Il interpelle davantage les émotions que la raison notamment parce qu'il constitue une menace pour l'intégrité psychologique et l'identité de la personne. Pour ces raisons, le harcèlement est difficile à saisir et à définir. Comment peut-on en effet s'entendre sur une définition commune du harcèlement si un même comportement est perçu différemment par différentes personnes ? Parce qu'il est difficile à définir, le harcèlement est aussi difficile à prouver juridiquement.

Comment peut-on s'entendre sur une définition commune du harcèlement si un même comportement est perçu différemment par différentes personnes ?

jeudi 2 mars 2017

Comment soutenir un proche atteint du cancer ?

Homme qui médite

Près de 40 % des Canadiennes et 45 % des Canadiens sont atteints d'un cancer au cours de leur vie (Société Canadienne du Cancer, 2011). Ainsi, plusieurs d'entre nous font face à cette maladie un jour ou l'autre, où connaissent des gens qui en sont atteints. Pour la personne atteinte de cancer, c'est un moment où ce qu'elle vit physiquement est pris en charge par toute une équipe médicale. Mais avoir un cancer est aussi un événement qui bouleverse psychologiquement, et un soutien de la part de ses proches dans de tels moments est souvent crucial. Comment soutenir un proche atteint de cancer ? Voici des exemples de petits gestes simples et paroles qui peuvent parfois beaucoup aider...

  • Premièrement, il est bien d'apporter un soutien qui s'étend dans le temps. Beaucoup de personnes disent recevoir de l'aide dans les semaines qui suivent l'annonce de leur cancer, puis se retrouver ensuite relativement seules. Tout en respectant ses propres limites, il est bien d'offrir son soutien non seulement dans les premiers temps, mais aussi quelques semaines après l'annonce.
  • Ce soutien peut prendre une forme plus matérielle. Par exemple, on peut offrir de préparer quelques repas, en s'informant préalablement si la personne doit suivre une diète particulière, garder les enfants lors des traitements, reconduire la personnes à ses rendez-vous médicaux ou traitements, prêter des livres que la personne pourra consulter pendant les traitements, offrir d'aider avec les tâches ménagères, etc. Parfois ces petits gestes peuvent être d'une grande aide.
  • Le soutien peut aussi être davantage une écoute de la personne.
  • On peut ainsi aborder le sujet de temps à autre tout en étant capable aussi de parler d'autre chose avec la personne atteinte de cancer. Certaines personnes n'aimeront pas qu'on leur parle toujours de leur maladie.

mercredi 1 février 2017

Promouvoir votre bien-être émotionnel : dix trucs

Homme qui médite

Il y a plusieurs façons de promouvoir sa santé psychologique. La plupart des professionnels en santé mentale soulignent l'importance des liens qui existent entre les sentiments, les pensées et les comportements. En effet, plusieurs des approches psychothérapeutiques ciblent ces liens lorsque viens le temps de poser un diagnostique et d'identifier un traitement pour différentes difficultés d'ordre psychologiques que vivent les gens. Les dix trucs suivants, adaptés de ceux du Dr. S. Johnson, encouragent les individus à réfléchir et modifier leurs pensées et/ou comportements par rapport à certaines situations de vie. Essayez de les appliquer de façon régulière et donnez la chance au changement !

  1. Accepter de lâcher prise du passé. Si vous ne pouvez pas le changer ni en avoir le contrôle, alors laisser le aller. Ne perdez pas votre énergie sur des choses que ne peuvent pas vous bénéficier.
  2. Apprendre à s'ajuster aux changements. Acceptez que la vie soit pleine de choix qui engendrent des changements qui, en retour, requièrent des ajustements.
  3. Avoir un plan. Développez un but à moyen ou long terme qui vous donne une certaine direction et un sens de vie. N'oubliez cependant pas d'y travaillez un jour à la fois et d'y prendre plaisir.
  4. Prendre soin de soi. Prenez du temps pour relaxer, faire de l'exercice, bien manger, passer du temps avec des gens que vous appréciez, et pour faire des activités qui vous rapportent du plaisir.

vendredi 23 décembre 2016

Survivre à un Noël en solo (et aux autres aléas de la vie)

Femme seule à Noël

« Joyeux Noël ! »

Pour plusieurs, ce souhait lancé dans un mélange à la fois d’automatisme et de réelle bonté va se concrétiser, mais pour d’autres, ces mots sont plutôt synonymes de tristesse...

Les raisons d’être seul(e) à Noël sont multiples : deuil, maladie, famille éloignée, séparation, choix personnel, etc., et chacun affrontera la situation selon les stratégies d’adaptation qui lui sont propres.

Face à un problème, plusieurs options se présentent :

  1. Résoudre le problème
  2. Changer comment on se sent face au problème
  3. Accepter le problème
  4. Éviter ou ignorer le problème
  5. Rester misérable

Et vous, chers lecteurs solitaires ce Noël, laquelle de ces options allez-vous choisir pour le réveillon :

  1. Vous inviter chez des amis / voisins, ou faire du bénévolat ?
  2. Décider que Noël en solo n’est pas si triste quand on met le paquet pour se faire plaisir avec de la bonne bouffe et du bon divertissement ?
  3. Accepter que c’est ça cette année, mais que peut-être l’an prochain ce sera différent, et quand même mettre le paquet pour se faire plaisir avec de la bonne bouffe et du bon divertissement ?
  4. Faire semblant que c’est un soir comme un autre, se coucher à 20h, ou s’intoxiquer pour ne pas vivre la solitude ?
  5. Vider la boîte de mouchoir ?

N.-B. Les options 4 et 5 viennent avec un ou plusieurs effets secondaires indésirables : ennui, insomnie, irritabilité, déprime, anxiété, maux de tête, nausées, yeux bouffis, irritation nasale, etc. Consultez votre professionnel de la santé (médecin, psychologue) pour obtenir la liste complète.

Quel que soit l’option que vous choisissez, n’oubliez surtout pas que le temps des fêtes n’est qu’une période de temps limité (quelques jours) et que vous allez reprendre votre routine sous peu. La tristesse que vous ressentez est souvent due à votre insatisfaction avec votre situation de vie actuelle (et la solitude qui y résulte souvent). Le temps des fêtes semble qu’amplifiez une tristesse déjà existante (mais possiblement pas adressée).

Rappelez-vous que le temps des fêtes, ainsi que d’autres moments de célébrations ou de pause de la routine quotidienne, vous offrent des opportunités uniques de vous détendre, de faire le vide, de faire un bilan sur votre situation de vie actuelle et d’établir un plan d’action concret qui va vous aider à atteindre un niveau de bonheur plus élevé.

Sur ce :

« Joyeux Noël ! »


Julie Parent, M.A.
Psychologue
Psychologues Consultants Y2

Si jamais vous avez des questions et/ou commentaires, n'hésitez surtout pas à nous en faire part. Merci !

Apprenez-en plusContactez-nous

jeudi 22 décembre 2016

La gestion du stress rend les Fêtes plus joyeuses

Homme qui médite

Les souvenirs, les réflexions et les célébrations sont souvent décrits comme des parties intégrantes de tout type de fête. Mais, les ont-ils et est-ce qu'ils dictent vraiment notre façon de nous préparer et de célébrer les Fêtes ?

Il semble qu'en raison du rythme rapide dans lequel nous vivons, les Fêtes soient devenues pour plusieurs autant une source de stress, qu'une source de plaisir. Nous pouvons toutefois faire beaucoup pour mieux gérer nos obligations personnelles, professionnelles et religieuses. En réalité, nous pouvons tous faire en sorte que la période des Fêtes soit plus joyeuse en essayant de comprendre ce qu'est le stress, quelles sont ses conséquences, et en apprenant comment le gérer de façon plus efficace.

Le stress est souvent considéré comme le problème le plus courant de la vie quotidienne. La plupart des experts conviennent qu'une incapacité de faire face à nos exigences de vie entraine souvent une réaction de stress. Bien que le stress soit considéré comme une réaction normale et que la plupart d'entre nous en ferons l'expérience à un moment ou l'autre, lorsque la réaction de stress devient chronique ou exagérée, elle peut entrainer de répercussions négatives sur les plans physique, psychologique et social. En effet, il a été déterminé que le stress peut être la cause de problèmes somatiques (par ex.: nausée, céphalée de tension, migraine, inconfort musculaire, douleur générale, maladie cardiovasculaire) et de détresse psychologique (par ex.: inquiétude, tension, anxiété, dépression, épuisement professionnel, maladies psychosomatiques, faible estime de soi, relations interpersonnelles perturbées).

vendredi 1 novembre 2013

Améliorer le climat de l'école pour réduire le harcèlement

Il ne semble pas y avoir un manque de mauvaises nouvelles au sujet du harcèlement au Canada ces jours-ci. On rapporte régulièrement dans les nouvelles des suicides reliés au harcèlement. Et nous savons que la plupart des élèves sont témoins de harcèlement à l'école, et que nombreux sont ceux directement impliqués dans le harcèlement à un certain point dans une année scolaire donnée. 20 % des élèves – un enfant sur cinq dans presque chaque école – sont impliqués dans le harcèlement (en tant que tourmenteur, victime, ou les deux) sur une base hebdomadaire. Cela signifie que la vie de nombreux enfants est dérangée et marquée à jamais par le harcèlement.

Le harcèlement fait du tort aux enfants de presque chaque façon imaginable. Au minimum, il dérange leur apprentissage, puisque les enfants qui sont persécutés ont tendance à éviter l'école pour éviter le harcèlement. Le stress du harcèlement les amène à souffrir d'anxiété et de dépression, et il mine leurs sentiments de sécurité et de lien avec l'école. Nous savons maintenant que les enfants qui sont témoins de harcèlement sont aussi à risque de subir des effets négatifs sérieux, y compris le désintérêt envers l'école, l'école buissonnière, et par conséquent, des résultats scolaires inférieurs.

Le harcèlement se définit comme « un problème relationnel qui demande des solutions relationnelles » (www.prevnet.ca). Cette nouvelle manière de considérer le harcèlement souligne les dynamiques relationnelles complexes et puissantes qui sous-tendent le harcèlement. Et elle fournit un appui logique irréfutable du rôle important que les adultes ont – éducateurs, parents, et dirigeants de la communauté – en intervenant dans des situations de harcèlement et en aidant tous les enfants à apprendre de meilleures façons d'interagir.

Une compréhension relationnelle du harcèlement est directement liée à l'appréciation grandissante du lien entre le climat de l'école et le harcèlement. Le climat de l'école est un concept complexe, mais peut généralement être séparé en quatre grandes dimensions (Cohen, McCabe, Michelli, & Pickeral, 2009) :

  1. La sécurité physique, sociale et émotionnelle
  2. La qualité de l'enseignement et de l'apprentissage
  3. Les interactions sociales dans la communauté de l'école
  4. Le bon entretien de l'école avec des ressources et des espaces adéquats.