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vendredi 5 octobre 2018

Comment intervenir sur les symptômes du TDAH chez l’adulte ?

L’utilisation des médicaments dans le traitement des symptômes associés au trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est la méthode la plus étudiée dans la littérature scientifique actuelle pour diminuer l’impact des symptômes. Une variété de molécules sont offertes sur le marché, ce qui permet aux individus de choisir le traitement qui offre le plus de bénéfices et le moins d’effets secondaires.

Toutefois, il est fréquent que les individus n’observent pas une diminution significative de leurs symptômes ou que les effets indésirables soient trop importants comparativement aux effets-bénéfices, et ce malgré plusieurs tentatives pour trouver la bonne combinaison médicamenteuse. Les personnes ayant un diagnostic de TDAH vont fréquemment rapporter une diminution des symptômes d’inattention et d’impulsivité dans leur vie quotidienne, ce qui leur permet d’être davantage concentrés et de diminuer les erreurs qui peuvent résulter de ces symptômes. Par contre, les plaintes sur le plan des habiletés d’organisation, de planification, de gestion du temps et plusieurs autres associées au fonctionnement exécutif ne sont généralement pas ciblées par les traitements médicaux. Les individus doivent ainsi développer des stratégies pour pallier leurs difficultés. Cela signifie que bien que la médication tende à être bénéfique pour le contrôle de certains symptômes associés au TDAH, elle ne permet souvent pas une réduction et une gestion complète des symptômes qui entravent le fonctionnement des individus. De plus, plusieurs personnes préfèrent essayer d’autres stratégies alternatives avant d’emprunter la voie médicamenteuse.

mardi 18 juillet 2017

Quand faut-il procéder à une nouvelle évaluation neuropsychologique ?

TDAH Neuropsychologue avec enfant

En tant que neuropsychologue, il m'arrive souvent de recevoir cette demande soit : quand, et si, l'enfant qui a été évalué en neuropsychologie une première fois doit se faire évaluer à nouveau.

Plus d'une réponse existe à ce sujet. En effet, une réévaluation n'est pas toujours nécessaire. Si l'enfant évolue bien suite à la première évaluation et que les méthodes employées aident adéquatement à compenser les défis, il n'y a pas nécessité de procéder à une nouvelle évaluation.

Par contre, si l'évaluation a été faite en bas âge et que l'enfant semble maintenant être en mesure de contrôler les défis sans aide quelconque, certains parents préfèrent avoir recours à une nouvelle évaluation afin de mieux comprendre où en sont rendues les capacités de leur enfant. Cette démarche peut effectivement être louable afin de pouvoir préciser un diagnostic, tel que faire la différence entre un retard de développement et un trouble spécifique qui nécessitera des accommodements à long terme.

De même, il est recommandé de procéder à une nouvelle évaluation si les capacités de l'enfant semblent diminuées ou si de nouveaux défis apparaissent. En effet, il est reconnu que certains diagnostics s'accompagnent d'une probabilité accrue de recevoir un second diagnostic lié à des faiblesses neurologiques connexes. Ainsi, un enfant qui aura reçu un diagnostic de TDA-H aura souvent plus de probabilité de souffrir d'un trouble d'apprentissage ou de présenter des défis scolaires.

jeudi 22 décembre 2016

L'ABC des troubles d'apprentissage

Adolescent

English version follows.

Qu'est ce que les troubles d'apprentissage ?

L'Association canadienne des troubles d'apprentissage (ACTA) en donne la définition suivante : « L'expression « troubles d'apprentissage » fait référence à un certain nombre de dysfonctionnements pouvant affecter l'acquisition, l'organisation, la rétention, la compréhension ou le traitement de l'information verbale ou non verbale. Ces dysfonctionnements affectent l'apprentissage chez des personnes qui, par ailleurs, font preuve des habiletés intellectuelles moyennes essentielles à la pensée ou au raisonnement. Ainsi, les troubles d'apprentissage sont distincts de la déficience intellectuelle. »

La revue Psychology Today déclare que : « les troubles d'apprentissage limitent la capacité d'une personne d'interpréter ce qu'elle voit ou ce qu'elle entend, ou de relier les renseignements provenant de diverses parties du cerveau ».

Les troubles d'apprentissage sont-ils communs ?

Un Canadien sur 10 souffre d'un trouble d'apprentissage, d'après l'Association canadienne des troubles d'apprentissage. Les hommes et les femmes sont à peu près aussi susceptibles de déclarer avoir un trouble d'apprentissage (52 % par rapport à 48 %).

En 2001, selon l'Enquête sur la participation et les limitations des activités, l'on estime que 155 000 enfants canadiens âgés de 5 à 14 ans, ou 4 % de tous les enfants dans ce groupe d'âge, avaient une certaine forme de limitation des activités (bien que ces chiffres varient d'une province à l'autre). De plus, selon Statistique Canada, environ 631 000 Canadiens (2,4 %) âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir une limitation au niveau de l'apprentissage en 2006.

Quels sont certains types de troubles d'apprentissage ?

Ceux-ci comprennent le TDA / TDAH (trouble déficitaire de l'attention et trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité), le syndrome d'Asperger (une forme d'autisme), la dyscalculie (une incapacité de conceptualiser des chiffres), la dyslexie (problèmes de lecture, d'orthographe et de rédaction), la dyspraxie (maladresse, problèmes d'équilibre), l'autisme de haut niveau et le syndrome de la fatigue chronique (EM), entre autres.

vendredi 24 octobre 2014

Le trouble déficitaire de l'attention : 2 profils, 2 parcours et 1 bilan neuropsychologique

Il existe deux profils associés au trouble déficitaire de l'attention : l'un avec hyperactivité, appelé TDAH et l'autre sans hyperactivité, nommé TDA. La plupart des enseignants sont assez familiers avec le TDAH et ils vont rapidement sonner l'alarme lorsqu'ils observent des symptômes d'hyperactivité chez un enfant. L'inattention dans le TDA peut plus aisément passer inaperçue en classe, car elle est moins visible et elle dérange moins le fonctionnement de la classe. Il n'en demeure pas moins important d'identifier ces enfants, car l'inattention peut entraîner à long terme des retards dans les apprentissages. Les profils des TDAH et des TDA diffèrent sur de nombreux aspects, ce qui fait qu'ils ont un parcours de vie distinct qui sera décrit dans les deux prochaines sections.

1- Le TDAH

Les enfants atteints de TDAH ont typiquement, depuis leur plus jeune âge, une envie constante de bouger et de s'amuser beaucoup plus prononcée que leurs pairs. À l'école, ils ont tendance à vouloir tout terminer rapidement, ce qui entraîne souvent des erreurs d'inattention. Ils agissent parfois impulsivement, ce qui fait qu'ils peuvent se mettre en danger ou s'attirer des ennuis. Certains vont avoir tendance à s'opposer aux adultes ou à entrer en conflit avec leurs pairs, notamment parce qu'ils cherchent à contrôler les interactions. L'entourage de la famille pense parfois à tort que leurs comportements perturbateurs sont dus à un manque de discipline parentale, ce qui n'est bien souvent pas le cas.

Le fait que les enfants atteints de TDAH ne parviennent pas à respecter les exigences malgré leurs efforts amène certains d'entre eux à détester l'autorité et à développer des problèmes d'opposition. Ils présentent ainsi un risque accru de délinquance à l'adolescence. Dans la plupart des cas, l'hyperactivité tend cependant à diminuer à l'adolescence et les défis des enfants TDAH concernent surtout la réussite scolaire.

2- Le TDA

Le deuxième profil un peu moins connu, le TDA, présente des caractéristiques bien différentes. Contrairement au TDAH, les enfants atteints de TDA ont tendance à tout faire plus lentement que les autres. Durant la petite enfance, ils sont par exemple les derniers à mettre l'habit de neige pour aller jouer dehors ou à avoir terminé de manger. À la maison, leurs parents ont besoin de faire de nombreux rappels lors des routines du matin et du soir.

Au primaire, ils ont souvent besoin de temps additionnel pour terminer leurs examens. Leur raisonnement est bon, mais ils ont besoin de plus de temps pour trouver la réponse. Ils tombent souvent dans la lune en classe, ce qui fait qu'ils manquent des notions. Ils peuvent également plus facilement oublier des informations qu'ils ont apprises. Tout cela fait en sorte qu'ils doivent fournir beaucoup plus d'efforts pour parvenir aux mêmes résultats que les autres élèves. Cette constante pression pour réussir et les réprimandes pour leurs oublis font que beaucoup d'entre eux développent une baisse de leur estime de soi et une augmentation de l'anxiété. Plus les exigences augmentent, plus il devient difficile pour eux de compenser les symptômes de leur TDA en travaillant plus fort que les autres. Ce n'est parfois qu'à partir du secondaire que les échecs se présentent.

mardi 2 septembre 2014

La rentrée scolaire : comment le neuropsychologue peut aider votre enfant

La rentrée scolaire amène nos enfants à vivre différentes émotions et réactions. Pour nous, les parents, il en va de même lorsqu'on pense à eux. Aujourd'hui, certains enfants d'une classe typique peuvent vivre une appréhension, entre autres parce qu'ils doutent de leurs capacités, parce qu'ils éprouvent des difficultés à acquérir ou maîtriser les notions enseignées, ou parce qu'ils vivent des défis au plan social et de l'ajustement. Comme parents, nous ressentons souvent leur joie et leur tristesse, leur sentiment de succès et de défis.

Dans ma pratique de neuropsychologue dans la région de Gatineau / Ottawa, je rencontre souvent des parents qui se questionnent sur la raison d'être du/des défi(s) vécu(s) par leur enfant. Généralement, ils craignent que leur enfant ressorte d'un processus d'évaluation neuropsychologique avec un diagnostic, une étiquette. D'autres se sont renseignés et sont convaincus que leur enfant présente un trouble déficitaire de l'attention ou un trouble d'apprentissage.

Mon travail de neuropsychologue consiste ainsi, via l'entrevue, des observations, des informations du milieu scolaire, et des outils psychométriques, à évaluer ce qui pourrait être la cause la plus probable pouvant expliquer le défi d'un enfant. Cette démarche devrait permettre de déterminer si la cause est fonctionnelle (anxiété, stress, ajustement, humeur), comportementale (opposition, hyperactivité, etc.) ou liée à une difficulté possiblement d'origine organique (trouble du déficit de l'attention, dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, etc.). Des critères diagnostiques stricts existent et comme neuropsychologue, mon rôle consiste à exposer ces critères aux parents de sorte qu'on puisse démontrer pourquoi on arrive ou non à une opinion diagnostique. Il faut savoir qu'il est relativement fréquent que je rencontre des enfants qui ne rencontrent pas l'ensemble des critères diagnostiques, mais qui présentent une faiblesse relative dans une sphère d'apprentissage (ex. en français, en mathématique, etc.). L'objectif est, diagnostic ou non, d'offrir des pistes à ces enfants et leurs parents.

Bonne rentrée scolaire à tous, et au plaisir de se rencontrer, dans une cour d'école ou dans mon bureau,

Dr. Charles Leclerc
Neuropsychologue
Psychologues Consultants Y2

Si jamais vous avez des questions et / ou commentaires, n'hésitez surtout pas à nous en faire part. Merci !

Les Psychologues Consultants Y2 regroupent plusieurs neuropsychologues et psychologues à Gatineau / Ottawa / Toronto.
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mardi 7 décembre 2010

Questions/réponses sur le trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

Quels sont les symptômes du trouble de déficit de l'attention, avec ou sans hyperactivité (TDAH)?

  • L'enfant doit présenter au moins 6 symptômes d'inattention ou 6 symptômes d'hyperactivité.
  • Les symptômes doivent persister pendant au moins 6 mois, à un degré qui est inadapté et ne correspond pas au niveau de développement de l'enfant.
  • Les symptômes ne doivent pas être explicables par une autre maladie mentale.
  • La présence des symptômes doit altérer de façon significative plusieurs sphères de la vie (sociale, scolaire, professionnelle, etc).
  • Finalement, certains symptômes doivent être présents avant l'âge de 7 ans.

Voici une liste des symptômes d'inattention :

  • Ne parvient pas à prêter attention aux détails, ou fait des fautes d'étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d'autres activités.
  • A souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux.
  • Semble ne pas écouter quand on lui parle directement.
  • Ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles (cela n'est pas dû à un comportement d'opposition, ni à une incapacité à comprendre les consignes).
  • A du mal à organiser ses travaux ou ses activités.
  • Évite, a en aversion, ou fait à contrecœur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (comme le travail scolaire ou les devoirs à la maison).
  • Perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités (jouets, cahiers de devoirs, crayons, livres ou outils).
  • Se laisse facilement distraire par des stimuli externes.
  • A des oublis fréquents dans la vie quotidienne.