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lundi 10 mars 2014

Qu'est-ce qu'une dérogation scolaire ?

Une dérogation scolaire est une mesure légale pouvant être proposée afin de permettre à certains enfants d'entrer à la maternelle précocement, soit un an plus tôt. Cette mesure peut également s'avérer possible pour une entrée précoce en première année du primaire.

Quels en sont les avantages et les risques ?

« Dans cette perspective, il importe de rappeler les raisons qui justifient les dispositions légales à cet effet, soit essentiellement ne pas causer de préjudice grave au développement d'un enfant particulièrement doué, prêt à entrer à la maternelle ou en première année malgré son jeune âge. »

- Ordre des psychologues du Québec (2006)

Ainsi, tel que mentionné, la dérogation scolaire vise à favoriser le développement de l'enfant. Lorsque l'enfant détient des capacités supérieures à la moyenne, l'attente d'une année supplémentaire pour entrer à la maternelle pourrait nuire à son développement maximal.

Le psychologue doit aussi prendre en considération la pression scolaire que l'enfant subira et veiller à ce qu'il soit suffisamment prêt à supporter ce qui lui sera demandé sur le plan académique, sans que celui-ci ait l'impression de ne pas être au même niveau que ses pairs.

jeudi 26 janvier 2012

Comment parler de la mort avec les enfants ?

Le père d'Amélie, 3 ans, vient de mourir d'un cancer. Sa famille ne sait pas comment lui annoncer cette nouvelle, se demandant ce qu'elle comprendra, ce qu'il faut lui dire, et comment le faire. Ils ont peur de la traumatiser, de la blesser, mais savent bien qu'il faudra lui en parler un jour ou l'autre...

L'importance de parler de la mort avec les enfants en deuil

Plusieurs personnes sont mal à l'aise de parler de la mort aux enfants. Certains vont se demander si il faut leur en parler et comment le faire. Parler de la mort aux enfants qui sont confrontés à la perte est très important. Ils font souvent face à la mort pour une première fois. Parler avec eux, à leur rythme et les soutenir les aide à vivre leur deuil et à ce que la tristesse qu'ils vivent ne devienne pas une blessure irréparable. Parler leur permet d'exprimer, de questionner et d'évacuer la culpabilité ou les émotions de leur deuil plus difficiles à vivre (la tristesse, la colère, l'ambivalence, le soulagement, etc.). Enfin, cela aide aussi à vérifier ce qu'ils comprennent et ce qu'ils comprennent moins bien des événements.

Pour que cela soit bénéfique, il faut leur parler sincèrement, en respectant leur rythme, leur compréhension et leurs questionnements. Il faut aussi savoir que souvent les enfants n'aiment pas les longues discussions, il préfèrerons qu'on leur parle de manière brève, claire, concrète, véridique et empathique. Il faut faire attention aux métaphores, comme par exemple « il fait un long voyage » ou « il fait dodo ». Ces métaphores peuvent créer toute sorte de peurs chez les enfants qui commenceront parfois à craindre les voyages de leurs proches ou de se coucher par peur que cela ne leur soit fatal...

jeudi 10 novembre 2011

Faire face à une première perte : le deuil chez l’enfant

Beaucoup d'enfants vont être confrontés à la perte d'un proche dans les premières années de leur vie. C'est souvent pour eux un premier contact avec la mort. Or, les enfants ont leur propre vision et compréhension du monde. Il peut être difficile pour les adultes de comprendre comment ils vivent leur deuil et de savoir comment les soutenir. Voici quelques informations qui peuvent aider à accompagner les enfants dans ce processus.

Les enfants d'âge préscolaire : de 2 à 5 ans

Lorsqu'ils sont très jeunes, les enfants voient la mort bien différemment des adultes. Ils comprennent mal que la mort est permanente, leur notion du temps étant souvent à court terme. Il ne faut donc pas s'étonner si, après quelques semaines, ils se demandent où est la personne décédée. Ils ne croiront souvent pas que la mort est irréversible, ni qu'eux aussi pourraient mourir. De plus, ils sont dans une étape de leur développement où ils sont généralement centrés sur eux-mêmes et vont ainsi souvent se culpabiliser (par exemple en s'imaginant à tort qu'ils ont causé le décès de la personne). Il est bien de les réconforter et les rassurer à ce niveau. Les enfants de cet âge vont aussi souvent lier la mort à la vie, la personnifier, sous forme de dessins par exemple.

mardi 7 décembre 2010

Questions/réponses sur le trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

Quels sont les symptômes du trouble de déficit de l'attention, avec ou sans hyperactivité (TDAH)?

  • L'enfant doit présenter au moins 6 symptômes d'inattention ou 6 symptômes d'hyperactivité.
  • Les symptômes doivent persister pendant au moins 6 mois, à un degré qui est inadapté et ne correspond pas au niveau de développement de l'enfant.
  • Les symptômes ne doivent pas être explicables par une autre maladie mentale.
  • La présence des symptômes doit altérer de façon significative plusieurs sphères de la vie (sociale, scolaire, professionnelle, etc).
  • Finalement, certains symptômes doivent être présents avant l'âge de 7 ans.

Voici une liste des symptômes d'inattention :

  • Ne parvient pas à prêter attention aux détails, ou fait des fautes d'étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d'autres activités.
  • A souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux.
  • Semble ne pas écouter quand on lui parle directement.
  • Ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles (cela n'est pas dû à un comportement d'opposition, ni à une incapacité à comprendre les consignes).
  • A du mal à organiser ses travaux ou ses activités.
  • Évite, a en aversion, ou fait à contrecœur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (comme le travail scolaire ou les devoirs à la maison).
  • Perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités (jouets, cahiers de devoirs, crayons, livres ou outils).
  • Se laisse facilement distraire par des stimuli externes.
  • A des oublis fréquents dans la vie quotidienne.